Abdel Fettah Bennis

 

Abdelfattah BENNIS en concert les 14 et 15 mars à l'institut du monde arabe à Paris Paris

- Le chanteur marocain de musique andalouse Abdelfettah Bennis se produira les 14 et 15 mars courant à l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris. Ces deux concerts, au cours desquels Abdelfettah Bennis sera accompagné de son ensemble, s'inscrivent dans le cadre du cycle "La Méditerranée des musiques". "S'il est un pays à notre porte qui, malgré son essor économique, son tourisme galopant et l'inévitable ouverture à la mondialisation que cela implique, parvient à garder ses traditions musicales vivantes, c'est le Maroc", souligne-t-on dans une note de présentation de ces soirées. "A chaque génération, de nouveaux talents, tel Abdelfettah Bennis, endossent l'héritage de leurs maîtres en apportant leur style et le subtil équilibre entre une vision renouvelée et une fidélité à la lettre, se nourrissant de cette mutuelle fécondation du profane et du sacré qui caractérisa le patrimoine musical marocain tout au long de son histoire", ajoute-on. Né en 1962 à Fès, Abdelfettah Bennis est considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs chantres de la poésie soufie dans le monde arabe. Il a dès le plus jeune âge été le disciple de grands maîtres marocains de musique arabo-andalouse tel Feu Haj Abdelkrim Raïs.

 

Abdelfettah Bennis en concert à l’Institut du Monde Arabe à Paris 8 mars 2008

Le chanteur marocain de musique andalouse Abdelfettah Bennis se produira les 14 et 15 mars courant à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Ces deux concerts, au cours desquels Abdelfettah Bennis sera accompagné de son ensemble, s’inscrivent dans le cadre du cycle "La Méditerranée des musiques". Né en 1962 à Fès, Abdelfettah Bennis est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs chantres de la poésie soufie dans le monde arabe. Il a dès le plus jeune âge été le disciple de grands maîtres marocains de musique arabo-andalouse tel Feu Haj Abdelkrim Raïs.

 

FESTIVAL DE L'IMAGINAIRE 2008

LE MAWWÂL ANDALOU

avec Abdelfetteh Bennis et son ensemble Partenaire de l’Institut du Monde Arabe,

le Festival de l’Imaginaire inclut dans sa programmation deux concerts du cycle La méditerrannée des musiques. Vendredi 14 mars à 20h30 Samedi 15 mars à 20h30

Plein tarif : 21 €, Tarif abonnés : 18,90 €, Tarif réduit : 16,80 €

Auditorium de l’Institut du Monde Arabe dans le cadre du cycle “La méditerranée des musiques” 1, rue des Fossés-Saint-Bernard Place Mohammed V 75005 Paris

M° Jussieu, Cardinal-Lemoine, Sully-Morland

S'il est un pays, à notre porte, qui malgré son essor économique, son tourisme galopant et l'inévitable ouverture à la mondialisation que cela implique parvient à garder ses traditions musicales bien vivantes, c'est le Maroc. À chaque génération, de nouveaux talents endossent l'héritage de leurs maîtres. Apportant leur talent, leur style, le subtil équilibre entre une vision renouvelée et une fidélité à la lettre, ils l'imposent à un public de plus en plus large, se nourrissant de cette mutuelle fécondation du profane et du sacré qui caractérisa le patrimoine musical marocain tout au long de son histoire.

Abdelfetteh Bennis est de cette trempe. Né à Fès en 1962 dans une famille imprégnée de musique arabo-andalouse et de chants religieux, il découvre la poésie mystique chantée dans les zawiya (cercles soufis) qu’il fréquente assidûment dans sa jeunesse. Il y pratique les chants du madih (chants d’éloge au prophète Mohamed) et le samâ' (audition spirituelle). En 1976, il obtient un premier prix de cantillation du Coran. Considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs chantres de la poésie soufie du Maghreb, Adelfetteh Bennis a dès le plus jeune âge été le disciple de grands maîtres marocains de musique arabo-andalouse tels que Massano Tazi et feu Haj Abdelkrim Raïs, le grand maître de la tradition de Fès. Avec ce dernier, au début des années 90, il enregistre pour la collection INÉDIT/Maison des Cultures du Monde trois grandes nûba du répertoire classique marocain dans leur version intégrale, y tenant la partie de munshid, chanteur principal. Sous la houlette de son frère aîné Mohammed Bennis, il se produit également avec les plus grands munshidin marocains, Mohammed Bajdoub et Abderrahim Souiri, notamment lors d'un concert mémorable en 2005 au Festival des musiques sacrées de Fès.

Abdelfetteh Bennis consacrera tout son concert au mawwâl, une improvisation vocale relevant à la fois des traditions populaire et savante et dont les poèmes sont généralement composés en arabe dialectal. Si le mawwâl chante généralement l’amour, il se fait aussi parfois l’expression d’une morale ou d’un sentiment religieux, voire mystique. En effet, le mawwâl a été introduit au Maroc par les confréries soufies imprégnées par les échanges entre le Moyen-Orient et le Maghreb avant de se répandre dans les autres répertoires de la musique arabo-andalouse. La délicatesse de l'accompagnement instrumental, qui se limite à une cithare qânûn et une flûte oblique nây met merveilleusement en valeur la voix chaleureuse, l'imaginaire mélodique et les mélismes savants de ce chanteur hors-pair.

Pierre Bois